BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

9.5.10

Motus Terra


Ya se me van cayendo encima los tejados
me amenaza la indolencia de los arquitectos y de los urbanistas
que ya se me van desplomando encima las cornisas
y con estas llueven ladrillos
de todas partes y sin tregua se destripan las fachadas
y sus componentes y sus construcciones
se esparcen con nubes de cemento y hieren y escaman pieles
y se engullen el asfalto a escombros
por los caídos

¿Y a quién se le ocurre desmenuzar las casas
cuando son casas de lata
y palmo a palmo de intemperie?

Todo lo que va quedando incrustado y persiste
como un bulto
impacta en la frágil nieve que con absurdo rubor se ha roto
irrumpe cosa hábil
nada fácil de nadar como han quedado a flote
las vigas y columnas desherradas
del techo que sacuden
y con varios azoteos inminentes se rompen hacia abajo
y estallan con un beso de sal
ingreso fatal o ileso


*


C’est devenu un festival de baromètres
Tout était mensurable
Le délire superbe durait plusieurs heures
La mouvance était aux engins désuets
Ou inutiles

À chaque sirène gonflante un carrousel
Un pipeau malade
On t’a pris pour sourd-muet
Incapable d’articuler l’incohérence
Du festoiement palatable
Et fâché tu as bidouillé seul
Et les fêlures que tu te fais seul t’ont
Marqué de travers

Un teint opaque et décoloré
Atténuait ta satisfaction
Trahissait la contumace
Tu t’es pris de frayeur et siège
Tout marchait

*


Balbuceos de tierra: iniciar
la loca huida.

Carreras, bisontes y tigres
de lotería.

Las raíces rojas se embuten
en un nudo caliente.

Aquel que no quiera morirse:
morirá siempre.


*


Sainte-mime que déclarent les œillères
Sans que les délicats blasphèmes
Du plasma qu’y suppure
S’émerveillent du fainéant cri de l’aisé

Au vague tissage de la revendication
Introductions avides et pesanteur
Crottes de nez et consommation sauvage
Aucun tirelire

Sainte que je crie
Sainte que je moque et je barbouille ici
Par la barbe je te plisse
Je t’anticipe de l’oreille


*


En un taconeado se desparraman las estanterías
las pildoritas se esparcen por el suelo
y da un miedo prehispánico que ninguno ha visto venir
entonces se grita
entonces el cuerpo solicita mas aire
el alboroto padre se arma y se sube al escaparate
y se muestra exagerando las pestañas
y se exhibe el ombligo de caos
con la metralleta presta a altura del pecho
y el mundo que se apoltronaba arde ahora
es ya muchedumbre
y se rocían con ella las calles en dos compases
de ese taconeado


*

Certain de celui qui t’a criblé
Un frein de courbe
Un endroit direct et angle mort qui tue
Tu t’es agenouillé sur la courbe
À Ès-Berbères
Tu as bisé un asphalte comme un trou
À Treblinka
Tu as bouffé l’amalgame de la somme
L’asphalte énorme que tu bouffes
Le nouvel hôpital de tes auréoles
C’est celui qui t’a criblé
Détruis ta trajectoire et rédigée à
Nouveau lys
Lis le charabia que t’endures
Les poutines à quatre heures du matin
L’inadaptabilité au présent
Et ses ramifications empiriques
Tu les gobes
Goéland de La Belle Province
Suspect aux quatre ailes du pays
Un certain angle de frein
Tu t’es bisé sur l’asphalte
Tu le sais
Tu te serais détoné à La Baie
Ou à Haïfa
Mais pas ici
Les gens ne savent même plus mûrir
Ils meurent mal
On ne peut pas les biser
Comme à Treblinka