BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

3.8.10

Une spiritualité du véritable


La troupe n’arbore plus que sa propre tête, tronçonnée là où elle l’a été dans le grondement prime. Les phares grivois de la pensée moderne se dessinent à la façon des lumières d’une baie dès le bateau silencieux. Quand les putes de la pêche et les poissons se rencontrent, quel spectacle titillant va se produire! On sent dans la salive parfaite qui recouvre la cavité de nos bouches le brouillard brodé de lichens qui est le parfum d’une pluie avenante. Les nuages se peuplent de noir par le tourment indélébile de l’électricité souterraine. En ces moments il est bon d’être dehors au vent sans entraves, pour se nourrir de surdité.

Le trouble qui bruite et crache du vinaigre, engourdi, n’est que le dernier coït pessimiste et batailleur, ses os ne sont que nos noces. Nous aspirons l’air du dégel dans la tyrannie de la respiration humaine.

Force est de reconnaître que l’hyperventilation que nous subissons le ventre plein s’estompe à la venue des glaces, à nous de les détourner pour le bien des archéologues, pour la fouille savante, pour la taxonomie du gâchis, et sans le consentement de la reine. Une camomille médiatique peut bien contenter tous les pachas assis, mais ceux qui ont perdu leurs émotions ne se camouflent plus, se goinfrant de celles des autres. Ce seront surement ces voleurs d’amour qui se verront couronner un jour pour le labeur qu’ils n’auront pas entrepris, et non pas les beatniks au sang aigre-doux et pirate qui se déversent aujourd’hui paupérisés.

Il y a un numéro de téléphone à composer, un seul – là où l’on appelle si les skinheads ressortent de leur caveau; le réseau est solidaire envers les racailles. Les bègues accourent. On a vu une explosion d’eau et d’écume impassible.Les gens croupissaient de honte, cachant le secret de la déflagration qui leur avait enlevé l’espoir. Avec le temps, peu s’en souviendraient, et les générations futures n’hériteraient pas l’expérience, mais bien l’horreur de l’horloge interne.

Poussières qui se lèvent, derrière les cabanons maintenant amoindris par la largeur menaçante du climat. Au diable les éducations absurdes: vers une accolade de l’antique, vers une redécouverte du contemporain. Nous sommes un monde plein et une urne pleine, un volcan plein et une vessie pleine, une spiritualité du véritable.