BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

18.10.10

Cette semaine à l’encan :



Le peuple boudant l’alchimie séculaire :
C’est un tableau de Paulus Wattemberg de 1972 où le canevas a été écorché et réticulé par moyen de spatules et de griffes improvisées, et ensuite maculé de solutions corrosives. L’aspect de cette acrobatie de taches est plutôt glauque : les pâleurs élusives des gestes chromatiques nous évanouissent volontiers une cornée. Après avoir regardé longtemps ce tableau, on a envie de s’excuser auprès du peintre. On a étalé devant nous un spectacle de la plus basse nature humaine, un coït interrompu du voyage vers son émancipation, mais surtout un moment d’angoisse périphérique qui revient, une rupture de nos pauvres aïeux. On se sent nettement subjugué par cette technique catastrophiquement efficace, et la composition éberluante de ce magnifique tableau de la deuxième période de la femme de Wattemberg.



La vierge endimanchée :
Il s’agit d’un inédit de Robert Floploss-Samson peint en 1766, qui a été retrouvé parmi les possessions de Lord Effilosh en 2002. Ce tableau est exceptionnel dans sa facture à l’huile de caribou oriental, et extraits de semence de koala irlandais, et c’est pourquoi il a si bien vieilli, malgré un entreposage douteux. Le thème de la vierge élégante revenait souvent dans l’aristocratie britannique du milieu du XVIIIe, et des peintres tels Eggsanham, Floorless et même Sean McO’Mac nous ont laissé de très beaux exemples de cette mode passagère. Dans le Floploss-Samson, on aperçoit des traces d’un Caravagisme néo-archaïque dans la superposition de couches de peau autour du pénis du Christ enfant. Mais c’est bien le caractère festif qui règne dans cette peinture lumineuse, nous montrant un visage plus détendu de la vierge endimanchée, après la crise vaginale.



Fastoches :
C’est l’un des premiers tableaux Fourristes, et bien celui qui a donné l’élan au mouvement Fourriste et à son créateur, Faust Avary, à partir de mil-neuf-cent-cent-onze. Le canevas a été d’abord courtisé et ensuite amené chez l’artiste, là ils ont piqué jasette et le canevas est devenu le sujet de la prochaine peinture de l’artiste. Le canevas a ensuite posé nu chez l’artiste jusqu’à épuisement de la peinture. On connaît bien l’histoire : le canevas a délaissé Avary pour Teth Rockon en 1914, et Fastoches est devenu beaucoup plus gris et monochrome. Le dernier amant de ce canevas fut Floss Zion, un artiste-peintre israélien, suite au décès duquel le tableau prit sa retraite au Metrorottingham museum de Pointe-aux-Trembles, en banlieue de Toronto.