BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

30.10.10

Panaches et mélèzes


Je me fais pousser le panache. Tout à coup je suis discret et réservé. Je suis comme une table. Je fais tabula rasa. Je rase et fais raser, je fais jaser.

Je me fais saisir la dernière des feuilles rosées dans l’isthme. La licorne du littoral s’emmitoufle de lactées riches. Ça ne me fait même plus mal, d’être vu d’en haut, derrière les mélézins.

J’éprouve de la difficulté ensuite à passer dans les portes. Je ressens, à chaque essai, une pression monumentale aux tempes, comme un commandement. La douleur me repousse, et je pénètre rarement dans les lieux pour ces raisons.

L’automne je rumine sous les mélèzes, j’attends les odeurs humaines, j’entends le métal explosif qui se recroqueville entre leurs mains prêt à bondir, déchiquetant mon pelage. Je ne fais rien, je suis stupéfait de béance.

Aiguillé et exact : j’étais là.

Je me fais promener le panache sur une houde de jeep, mes poils collés et secs de sang. On dit que sur ma pupille reste encore le spectre des mélèzes, le dernier rempart de ma vision avant l’étau.

Ça ne me fait même plus mal, et je ne vois pas mes frères, qui circulent en sens contraire.

27.10.10

Coplas sin paciencia


tengo un vestigio anormal
atrincherado en la sombra
y aquello que no se nombra
a mí se me hace genial

aquellos que son alfombras
para absorber un caudal
se ahogan en el raudal
y yo vivo de sus sobras

de lo que dejan detrás
y de sus tristes locuras
de sus pesos e amarguras
yo me refuerzo más

porque no tengo conciencia
ni ganas de ciencia cierta
siempre soy aquel que acierta
con colores de violencia

porque lo humano me espanta
y ha destrozado el fervor
con el que iba mejor
me quedo bajo mi manta

si en algún momento dado
se vienen a morir todos
desgarrados por mil lodos
me voy a quedar callado

porque hasta yo he merecido
que se me destroce el mito
la gloria y el pulcro grito
me doy aquí por vencido

más cerca de la paciencia
se me viene a estremecer
el humano padecer
y el llanto de sus carencias

pero yo ya no me inmuto
porque sé que al fin y al cabo
nadie me va a atar los cabos
cuando me encuentren enjuto

y me sorprendo a desear
que amanezcan destripados
todos estos mal paridos
para poder descansar

porque ya ni sueño encajo
de tanto que me molestan
de todo lo que me restan
y que me arrancan de cuajo

el único sueño que tengo
se repite cada noche
y en él reviento fantoches
y hasta cráneos de abolengo

si al menos pudiera cantar
pero mi voz se ha acabado
de tantos que la han traicionado
y me han traído el pesar

tanto trabajo perdido
y tantos cráneos por hendir
y no se puede medir
cuanto el alma se me ha hundido

y ahora pido castigo
no tengo miedo del mal
tengo un enfado fatal
y lo traigo aquí conmigo

18.10.10

Alphabet armé


(toutes les erreurs sont voulues)


démarrez la lutte se déplace toutefois
il est important de se rappeler que le
système est beaucoup loin d'Athènes
le pétrole joue un rôle important dans
la campagne grecque avant et après la
baignade Athènes elle-même de pétrole
et de l'espace un porche donnant sur la
cour et le navire est un long couloir les
murs des boxes et des équipements sportifs
(bureaux poids casquettes de baseball
pantoufles boîtes bouteilles d'huile les
champignons et les étrilles) différents à
la pendaison nous combinons les éléments
de conception de sable mathématiques
j'ai vu mon fils je vois une langue pour
parler à un petit recul

le Québec a toujours été observé ne peut
conduire un art indépendant est caché il
s'agit d'assurer les objets physiques ou des
services du développement ne sera pas long
à obtenir n'importe où souvent l'argent est
un liquide peut être empêché par les idées
et l'incroyable beauté de l'oreille de cette
façon le cerveau n'est pas la lumière infinie
ce semblait être vos oreilles aimeraient voir un
déploiement plus flexible tant de changements
sur la touche nous avons décidé de supprimer
les photos premièrement au lieu de fixe ou faux
il s'agit d'un genre différent cette année où
le public est de dur à très dur

(n'oubliez pas d'entrer) il est clair ma tête
cadre de la perte de questions importantes
partage de la météo le studio fait encore noir
intuition me dit tout bas elle ne peut pas avoir
une représentation numérique le plus ancien
type de logement social est une étape importante
dans le vaste processus de réconciliation au
moins selon la loi du dynamiteur en tant que
médecin j'ai souvent accordé une attention
particulière à la culture le théâtre des institutions
rêve sain pages petites et gants d'opéra dans le
premier match de 1944 une gestion du risque idéal
ou de la douleur si vous souhaitez l’utiliser
l'homme cette chose est une histoire d'amour au
moins deux jeunes dans la propre responsabilité du
gouvernement séparatiste cependant Alexandre ne
meurt pas dans cette opération musique de la force
de la guérison feux d'artifice commencent les écoliers
s'intéressent à trois choses une copie du jeu alors
commencez une nouvelle saison qui signe une ville
de paix

un autre problème intéressant avec des traducteurs
le plus populaire et offre la lumière (partage) le monde
de la musique et la diffusion des connaissances les effets
les plus intéressants mais la partie profonde du p essayer
d'empêcher le sac enfin le directeur du jeu pop-corn (au
Québec le meilleur) et à veiller à ce que le pouvoir réel
notre dame a besoin dans ce monde le texte dans la
recherche à des fins scientifiques je vois tant
d'enthousiasme comme cela est nécessaire (et non)
le plan est maintenant d’affronter la vie les militants
au début de la stimulation

eh bien j'ai été dans le secteur public en particulier
cette phrase a été écrite ne peut pas être comprise que
j'ai vu ici je vais parler en français à la question: "le
livre secret est destiné à influencer l'opinion dans de
nombreux cas moi la première méthode dans ce cas
la première étape d'une fusion ou d'une aliénation
tandis que la première forme de ce mal" informations
par exemple juste à puce a commencé à la fondation
du pont le lundi et le maintien espérons terroristes
une meilleure compréhension de la rébellion et (pas
un luxe) écrire une bonne idée générale de la tradition
je pense que cela reflète sans doute les petits caractères
en d'autres termes la conception de l'architecture
et des normes de développement continuent de s'
appliquer sans aucun tracas réparation l'inspection
en échange de droits à la recommandation de leur foi
basse vergogne et caramel

Cette semaine à l’encan :



Le peuple boudant l’alchimie séculaire :
C’est un tableau de Paulus Wattemberg de 1972 où le canevas a été écorché et réticulé par moyen de spatules et de griffes improvisées, et ensuite maculé de solutions corrosives. L’aspect de cette acrobatie de taches est plutôt glauque : les pâleurs élusives des gestes chromatiques nous évanouissent volontiers une cornée. Après avoir regardé longtemps ce tableau, on a envie de s’excuser auprès du peintre. On a étalé devant nous un spectacle de la plus basse nature humaine, un coït interrompu du voyage vers son émancipation, mais surtout un moment d’angoisse périphérique qui revient, une rupture de nos pauvres aïeux. On se sent nettement subjugué par cette technique catastrophiquement efficace, et la composition éberluante de ce magnifique tableau de la deuxième période de la femme de Wattemberg.



La vierge endimanchée :
Il s’agit d’un inédit de Robert Floploss-Samson peint en 1766, qui a été retrouvé parmi les possessions de Lord Effilosh en 2002. Ce tableau est exceptionnel dans sa facture à l’huile de caribou oriental, et extraits de semence de koala irlandais, et c’est pourquoi il a si bien vieilli, malgré un entreposage douteux. Le thème de la vierge élégante revenait souvent dans l’aristocratie britannique du milieu du XVIIIe, et des peintres tels Eggsanham, Floorless et même Sean McO’Mac nous ont laissé de très beaux exemples de cette mode passagère. Dans le Floploss-Samson, on aperçoit des traces d’un Caravagisme néo-archaïque dans la superposition de couches de peau autour du pénis du Christ enfant. Mais c’est bien le caractère festif qui règne dans cette peinture lumineuse, nous montrant un visage plus détendu de la vierge endimanchée, après la crise vaginale.



Fastoches :
C’est l’un des premiers tableaux Fourristes, et bien celui qui a donné l’élan au mouvement Fourriste et à son créateur, Faust Avary, à partir de mil-neuf-cent-cent-onze. Le canevas a été d’abord courtisé et ensuite amené chez l’artiste, là ils ont piqué jasette et le canevas est devenu le sujet de la prochaine peinture de l’artiste. Le canevas a ensuite posé nu chez l’artiste jusqu’à épuisement de la peinture. On connaît bien l’histoire : le canevas a délaissé Avary pour Teth Rockon en 1914, et Fastoches est devenu beaucoup plus gris et monochrome. Le dernier amant de ce canevas fut Floss Zion, un artiste-peintre israélien, suite au décès duquel le tableau prit sa retraite au Metrorottingham museum de Pointe-aux-Trembles, en banlieue de Toronto.

17.10.10

τραγῳδία™


quelque chose tire toujours au détail
dans les falaises
au retour de la chasse
qui échappe à l’œil couchant du soleil
aux derniers figuiers
vers les oranges et la mer
chaude et froide

tailleur de pierre
pas le droit de cesser de rêver
bête et méchant
cirque romain de sa parole
soleil et affect
qu’est plus naturel
tout se fait dans un plus conscient
plus égoïste
vraiment la recherche d'un ongle naturel
toutes les directions

recherche pour la fabrication dépouillée
d’une bonne luminosité de loisirs
nature
non affectée
ce qui peut ou ne peut même pas
pas nécessairement le naturel primaire
doit pas essayer d'expliquer
ou même de comprendre
le pic

apparition de l'immortel
qui se souvient encore de la planète
faire ce que vous aimez la nature
encore une fois, ce qui est rare
peut-être escroquerie™ et difficulté
capable de simuler un peu fou astuces
peut être libre, bien sûr, comme conçu
naturellement

le changement de l'ongle naturel ne peut pas
avoir lieu
il s'agit d'un pic τραγῳδία™
mais continuer
c’est l'élixir démodéré

pour un complexe rituel total et de l'éducation
atopie
tous drus chauds soudés dur
la recherche polaire et l'expérience d'apprentissage pour en savoir plus
toutefois comme un vieux bâtiment
tout ce qui reste, des ruines?
déclin de qui ?

exactement


nature de la forme extrême de tous les êtres comme des clous
personne ne peut arrêter
l’esprit de l'organisation
laissant de côté l'obligation de vivre
en canal

℞: transparence numérologique


Ceci est un texte/poème/article sur la notoriété de la mort
et du dessein avec lequel on purge sa moisson

règles d’ensembles

structure du livre :
comme un nouveau document religieux, avec les impuretés de ses sources, incomplet peut-être comme un papyrus.

Chapitres, épîtres, évangiles selon, beaucoup de mensurabilité des mots, kabbale.

semence de millions, encouragement, torture de l’approche du présent.

Désordres étudiés, taxonomie de régies invisibles.

Inclure envies, désirs et jours pluvieux, par souci de réalisme.

Abdomen du réel, passoir de nos jours et du sable coulant.

/ma.lɛz/ /a.ba.twaʁ/

sur tous les moments, dextérité. sur toutes les têtes, espoir.

assimiler les conjonctures de mille livres et les disposer en collage intelligent, prônant l’inadmissibilité de la souffrance.

Plusieurs chapitres sans nom et sans texte, plusieurs sections évidées.

plusieurs carcasses de syllabes : je, tu, oui et non.

Énumération de la foi sans dogme, dessiccation des dogmes sans foi.

Paliers de compréhensibilité : enfants, adultes, neurones croisées, autistes et premiers ministres, dans n’importe quel ordre.

Munir de texte le vide, parois interne de l’épine du livre, voûte de langage.

Le texte est traduisible et ne perd pas sa transparence numérologique, ne perd pas son hypnose du possible. L’arpentage est productif, on trouve du pétrole dans des cerveaux broyés.

Laisser comme une circulaire à l’interne, comme un manuel d’instructions, comme un rapport d’autopsie. Langage clair, précis, symbolique plus sournoise que prévu.

Правда sous Staline. Vérité prosthétique, purges et limaces. saignée (ou phlébotomie), ne pas toucher aux artères, aux fleuves qui courent sous les phrases.

Taire. Myosotis et amancay (Lys des Incas). Deux grèves étudiantes : à la façon d’un prurit, in the mood d’un pamphlet, dans le ton du Pharillon. Catégorie : à la manière d’un film suédois des années cinquante.

Compromis zéro, les gens penseront qu’ils lisent Quebecor mais PKP sera mort. Cent mille ans plus tard, il sera du pétrole. Et cette page restera sans pourrir.

8.10.10

De bruces y trizas


España, me curtes. Por ser milagro convivido, reto desnudo al paso de nuestros fervores. Volver a girar las tumbas. Nadar en una vocecita acondicionada, las manos prietas. Por ser lodo de mi niñez y por no querer enjugar mis lágrimas. ¿Cuándo te veré, país de bruces?

Si no me has amedrantado en la conciencia de tu hito, escúpeme; que vuelvan a mecerse los últimos árboles. Hoy grito y espasmo, sobrado de las deudas de los dioses, mañana el pesar de plomo, a pinceladas de silencio cargado y de las espumas de nuestros sueños.

Una nación parada – en el almijar. Un destello de llantos arrebatados al último moro, ya ni aire queda de sus pulmones emaciados. Pero resuena el centello en la retina, se gastan las bromas, se usa el tiempo. Y tan lejos me curtes, me oreas y te oro, me mandas a buscar y te encuentro plagadita de funcionarios. De hombres y mujeres que me piden explicaciones.

Me toreas y soy toro. Me mareas y muero del mar que me meas. Más largo es el atardecer cuando los rojizos carnales del cielo arisco se te suben a las pestañas. Ya vas pensando en la noche, España, y en la venganza de los continentes que decimaste. Esto por la Inquisición, esto por los fachas, esto por la vergüenza de los asesinatos y de la tierra árida.

Hay en ti costumbre melancólica, agonía estudiada y docta, cruce de desfachateces. Curso, en tus ríos indómitos, el sentido de la marea. Cuando el mundo falla, y que su alambraje tambalea, hay en ti trípodes que fijan la gravedad, hay en ti equilibrios sin salida.

Hay en ti tumbas vivas y mundos muertos, deambulando. Tus colores funcionan. Tus albores enfogonan. Tu piel no miente. Y es así, de arrebato, con los reveses históricos acumulados, como se levanta la cabeza. ¿Cuándo te veré, país de trizas?

No muevo un músculo sin que me lo pidas, España. Que sepas que mi llanto es por ti, que mis flores son tuyas. Para nada sirve, España, lloriquear como un borriquito, que no somos todos Platero. Y yo, tan lejos de fructíferas tierras, encaramado y hediondo. Para nada sirve un precio tan absurdo.

Que si me gritas te mato. Que te arranco la cabeza, que te la secciono del pecho, que te hurgo el corazón como una hiena. Y el horizonte aquí no es sino un hilo que separa al mar, y donde vuelven los siglos a empaparse de sal y de sangre, leucocitos y piedras.

Parece mentira que Franco haya muerto, y que siga yo exilado. Como si lo hubiese conocido. Al amiguete le habría pasado un cuchillazo, limpio, a tajadas, de dolor agudo y fulminante. Los garrulos hípicos que se dan al mus, Ducados de pecho, al salir de la obra: estos Quijotes fenicios. Para nada sirven.

Se sienten, coño.
Soy como esa casete encima de la cual se sentó el director de RTVE cuando llegaron los de la acorazada de Brunete. Se quedó sentado encima de la casete y cuando se fueron lo puso en la tele. Para que vieran el recochineo, y los picoletos histéricos. El horizonte esta empapado de ayuno.

Saber desde cuando sube al monte, desde cuando las liebres la despistan. Desde cuando la desgarran los etarras, desde cuando la acosan un par de cuernos y un mal vino. Ay. Si fueras urbe gitana, ingle de Europa, garrote vil y manos blancas, no te querría menos. Ni es orgullo ni es cuchillo.

Malhayan los ojos negros, orbitando el palacio asediado. En público, con todo el peso de la ley, me exhibo como un tesoro nacional fuera de casa hasta que se le reviente la vena mayor, hasta que se le abra el sueño. Hasta que pueda volver, maltrecho, al lodo. Al lodo rojizo de nuestros crepúsculos.

No hiervas impaciente, ahora escalda.