BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

21.2.11

Métacarpes et phalanges de la révolte


1

moi auβi je veux une fauβe révolte arabo-persane
direct ici oui dans le bureau du bien-être social
fac ça s’est parfait de et par toutes les méthodes
pathos éros et thanatos glutamates impoβibles
fatum capable sans disgracier ni faire fautes [sic]
ni alourdir (que je suis près de la fuite de ma vie)
et qu’un pantin de bureau se montre scaphoïde
(non-dit tarsien) qui se saoule au Purell® [sic]
devant moi tout cunéiforme tout pisiforme ô
qu’une fonctionnaire fille de rongeur me respecte
trop souvent enfin je rêvaβe in situ à saisir couça
violemment leur col laid et bleu pour dire ô
c’est pour dire que (moi auβi) je veux ma fauβe
révolte arabo-persane jetée avec l’eau du bébé
je tirerais de leur collet coβu couça c’est pour
faire des bleus à sa tempe étampée au plexiglas
fac t’es pas ben alitée toi ma moubarak nidée
ô tabarnak tu vas tout m’écouter dire faire oui


2

le code criminel et moi étions tangents
étions étiolés de vitriol tous les deux
nous savourions une même mécanique
sans le savoir

le code criminel m’a ensuite attouché
dans mes parties spirituelles et intimes
comme un prof de ballet malséant
dans ses pensées

le code criminel a secoué mes malaises
parrainé mes haines et mes immondices
siégé grand train sur ma peur de monarque
au grand tournant

le code criminel est devenu mon acte unique
et je me devais de le dévaliser de ses denrées
de son biorythme endiablé aux barreaux durs
aux murs barrés

le code criminel allonge son flexor digitorum
me désigne et décapite toute notion tangentielle
et de commun accord on se fait la guerre
je deviens criminel


3

j’imagine une famille ailée
pour les jours de fête et de noces
dans toutes les normes du mystère
et pour les autres jours blêmes
je constate mon appartenance
à une fédération de résignés
badauds sans ampoule ni chèque

je salue un orchestre d’air
un vent qui me prend par les talons
qui me soulève sur son métacarpe de vent
qui pouβe ses phalanges sur les villes
et donne des coups de poing à l’océan
sur ce vent je me découvre à nouveau
sur cette fanfare je m’entends parler

je sais que cette main est naturelle
qu’au moins ses doigts savent me contenir
dans la parcelle de mon corps
un frôlement de brise ou bien
l’ouragan qui précède mon débarquement
dans ce monde hostile et mièvre
où je me dois absolument d’oublier ma famille