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FRANCISCO LEQUERICA

27.5.11

L'arbre de la foudre


J’ai fleuri ici, feluette, colibri à mon insu. Le soir, des nombres gris vrombissent dans ma tête, comme un canon à eau, puis je sors mes bouteilles, puis je pisse accroché à la barre du rideau de bain comme si un nain allait m’écraser, vicieux, avec le tracteur de José Bové. C’est l’oreille qu’assourdit et le champ qui contamine, et bien de couleurs viciées et l’asphyxie au gaz qui fait mal dormir…et pourquoi – me direz-vous – que je ne chante pas à mon pays, celui qui me fait du bien à distance, celui qui se fait mal en montrant l’orgueil démesuré de sa catastrophe, sans repentir? Je file révolution sanglante et décinglante - et vous? Qu’ai-je reçu de ce pays ingrat dans lequel je fais l’exilé économique – qu’un maquereau pourri auquel je suis allergique, qu’un franc-parler mal traduit? Je suis un intrus, et je m’avance, les coudes enfoncés dans la malchance, filtre d’abus, paratonnerre à cellules, grimpé à l’arbre de la foudre. Je vous le dis amplement : j’amplifie vos cœurs levés et je mérite vos prières les plus désœuvrées, je ne ressuscite jamais, je ne sais pas le nom des étoiles ni la nature sexuelle de la soleil (sic); j’enfonce seulement un anus dans le doigt de la société et je joue tour à tour un rôle de déchet et de glorieux, de père et de fils, de dictateur et d’éduc tactique, et que je fesse à niveau le baume oligarchique de nos balivernes, 150 ans après Jules suis-je né : qui suis-je? N’étirez pas les phalanges comme ça, hommes des cavernes, femmes de ces caves, Verne : au-secours vernaculaire je t’adresse, et du reste, leur cul à terre. Je vous parle, têtes-de-griffe, griffon-à-anse, ânes-à-saints! Je vous ai donné un ordre exécutif de déborder vos toilettes, finie la constipation et l’asthme-à-mièvres, finies les bouches ouvertes pour les têtes coupées, vous les avez vues à la télé, déjà, là-bas, toucas. C’est ça, c’est ça, vous allez trouver que je suis un grand enfant qui exagère et qui aime la graine, surtout quand elle est luisante et ferroviaire et qu’elle luit d’échappement. Puis je m’en vais de malin, de vicieux, de gosse (Treize ans, 1903?), et je vous excuse de votre adulte in the hood. Comme je me réjouis de celui ou celle qui comprend toutes les références, et n’y voit pas de maladresse mais bien une forme phallacieuse (sic) et rappropriée du génie-fer López, je vous salue, ma rimbaldienne. Il n’y a pas d’erreur, votre horreur (sic), je suis flexible de vous et de tout, même du temps, je suis flexible de l’oreille tonale et du behaviorisme appliqué, de la cheville comme de la langue, et celle-ci, figurez-vous, est apte et à tout moment prête à la verborrhée comme à l’œnologie ou la fellation. Objection, votre horreur (sexe), je ne suis pas le propriétaire de cette horreur, ça doit bien être la vôtre. Si je ne suis pas le préhensible, le plein, le toucas, le TCAS, ni la double-croche, et que je goûte au crocodile quand je peux, qui suis-je? Un géant avec le tracteur de DFK? Un grand acteur chez PFK? Un contre-actuaire de JFK? Une contre-attaque de MLK? Subissez, pieuvres du travail, je suis votre vaurien, votre acarien préféré a.k.a. rien, le présentoir de vos ignobles pensées inavouables, le verbalisateur de votre horreur (sec). Or, je ne suis pas le propriétaire de cette horreur. I do believe this is your Horror (sic)… Was this yours? Oh, could you take it? (The Queen Mother, 1968)…