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FRANCISCO LEQUERICA

19.8.11

Microbestiarium


Le gruba (gradotardivus acidoporfibus) est aussi fort de ses ailes qu’il ne peut se nourrir d’autres aciers que les martensitiques. Le gruba est nocturne et ferromagnétique. Son ton nasillard est utilisé pour le sous-marinisme amateur. Ça brasse, oh, dans la cage à moitié le mystère se dope de sel. Qui dysfonctionne, comme le gruba, apprend la crise. D’autre part, il vient. Le gruba est aussi fort qu’un ornithorynque compulsif, qui mange ses œufs crus et ses mangues au plaisir perce-oreilles. Il ne reçoit pas le lundi, ni le dimanche soir. Ça passe le verrou près de sept, et vérifie l’alarme. Adieu, lieu – s’écrie le gruba, c’est écrit. Grand et féroce, l’acné pyrrhique absout la fantasmagorie initiale : autant en porte l’auvent.

L’orseil à raie (criticolandis esperantafobicus) est un petit mammifère généralement ovipare et mégalomane. Il peut se reproduire par parthénogénèse ou photocopie couleur. Cravaté de noir et de fuchsia transvasé, il est au frigidaire ce que le Nuage en Pantalon. On ignore à ce jour s’il est de gauche ou de droite, monarchiste ou anarchiste, homosexuel ou homophobe, et s’il a besoin de lunettes. Tout amour en lui est paresse. L’orseil à raie quitte régulièrement le nid à temps pour ne pas tomber dehors, ce qui est – en tout cas – un soulagement de taille comparable au Groenland, pour la communauté. Dispersés en Asie, notamment par moyens lacrymogènes et tasers, ils sont généralement en extinction au Groenland. L’orseil à raie, nous le disions déjà, est un petit mammifère généralement ovipare et mégalomane.

Le nimmil minéral méridional (postillonosaurus silvesterstallonicus) est un animal animé, ni méat ni mal à nier, l’ami a miné l’aminé à mine, laminé la mélanine en millièmes, limé l’âne imam, aimé le nez mini à l’âme, halal à l’émis l’a mis en lama mais là, allez, mie me lit lames, mille lies, nihil à Milan, émail miam, mi-mallé mime à maman, Nîmes à niais, la mamelle mêle El Al à lamelle, et à l’in ennemi las. Le nimmil s’immole à Lima, liminaire. Selon la légende, il s’immisce en science, scie sa messe, cesse sa mise à cent, assène l’asthme à scient sous cime, sain d’essence, dessine sans dessein l’essaim amassé, simiesque. Nul ne saurait dire s’il recule ou s’il avance, mais le nimmil est sessile.

L’incisoir pakistanais (albinobifidus fecochromus) se développe à souhait sur les versants équestres des grandes plaines d’Abraham. Il se déguise en anglais pour conquérir la femelle, au cours d’une danse surannée et grandibrocante. Composée presque exclusivement d'enchevêtrements de cuivre et de soufre, l’incisoir ouit et choit au choix de choux chélous. Son museau, hybride et polluant modéré, ne s’inscrit plus au tableau de la décence désarmée. Il coule, défend Languirand, et son chant clame : OOOOOOOUUUU, OOOOOOOUUUU. Dans les conférences de presse, l’incisoir fait son devoir de passer gazette, de voir l’aut’ journal de Montréal, déserter l’SRC. Bien que des spécimens aient survécu quelques secondes en laboratoire, l’incisoir est trop attaché à ses souliers pour survivre la sauvagerie qui s’en suit en zoociété (gracias Quino).

L’abribuse (malaka spinacopitas noctiluca) est un dypthoréidé analgésique secondaire, de la famille des implants buccaux, considéré en péril affamant d’extinction du narguilé. Son directeur de programmation, bel et jeune belge, croasse publiquement. Sabotage nocturne d’apesanteur, ses mandibules profèrent des injures douloureuses, et peuvent mordre. Comme c’est le cas pour son cousin, le tant-craint barracuda, les dents du directeur de programmation sont acérées et sont recouvertes d’un puissant venin anabolisant, utilisé en réanimation cervicale et pour l’émasculation psychovasculaire. Le reste, ils peuvent me sucer la Grèce.