BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

14.9.11

Deux refusés

i


Pourquoi la sieste est immuable et son torrent déborde
Avec la loupe et l’épée, dérision de l’objection du territoire
À son pain dur correspond le faisan porté avec ostentation

Je n’avais anéanti des marécages que la riche coloration de plomb
Le nuage pesant dilué dans du mascara vide, atrophié devant l’œil
Puissant comme un tournevis étiolé en révolte contre le granite

Tordu comme on apaise un blanc, les mains vides sans cacahuètes
Les incitations à la parure externe, la somme péjorative indigestible
Calqué contre les immondices qu’ont causé délice ou délit de lit

Fronçant on se rend compte : les plis ont recouvert notre siècle
Comme je me souviens, enfant j’avais décousu une bibliothèque
Sans l’aide tactile greffée, ni l’appui nécessaire à l’angle requis

J’ai neigé de dehors, subséquent aux enfantements torrides
De mes contemporains encore les assiettes grandes des yeux
Les lacs poreux et moroses de leurs spectacles de rétine liquide

Pourrait-il paraître accidentel de vexer la mer avec ma propre pisse
Ou de jongler uniquement en couleurs pastel, sur la balustrade
Coiffé d’un chapeau arborant une rime et une branche d’olivier



ii


Discussions sur le temple nasal, où s’agenouillera l’espiègle
courroie raccourcie et sans l’effilocheur
jusque où il pourra avancer sans trimer sa crinière
et les oranges impalpables qu’il aura su grandir, qu’il aura plu
pour l’angle mignon, obsessionnels comme curés pendus
à l’auréole de la phacochère et de bave coulissante
le sans-abri donne bromure à ses neurones, parce que l’errata
cum laude tressaillant sur un appui de fantômes extinctifs
tout gisement certain, toute femme dynamiteuse, tout sursis

Croquons dans l’immobile avec une stratégie énorme dans les dents
avec toute la fontanelle doublée par des bassons, ou en toile tempo
ou dans une espèce de tôle qu’on aura retrouve chez les Normands
chez les Sumériens quand ils se gargarisaient d’eau de crête de pic
ou aussi celle des étoffes baroques et étouffantes du costume Sévillan
et sa doublure perpétuelle dans l’amphithéâtre du peuple
double porte, seuil dédoublant la voix et la cadence crépitante du pas acide
continuum inaudible, que tant as espéré d’être délivré de ta voie ferrée
doux orage qui frôle, cartonné, la glace immonde des paupières
mordre impatient, ordonner la déconfiture

Proton éthique, nucléon passable pour un fil de massacres au centre-ville
tu t’écailleuses et dans le toucher modeste les poils sont délicieux
dans la poussée le château est non seulement visible, sa puanteur hurle
et quand l’électron, incroyablement pédant, se courbe
afin de bien paraître, ô file de clodos, ô colocataires, ô change, cresson
l’auspice lui est décerné, la moisissure lui est décernée
l’asparagus et les fractales imparfaits provoqués par le vent universitaire,
lui sont décernés sans l’ombre d’une dette, d’un soubresaut
si on avait pu au moins soulever la camionnette, son corps aurait pu
son corps succédané, moins beau que d’habitude rendu par la peur
la fatigue astiquée sur le visage, de cette quadrature impensable, soluble
dix cennes encore pour l’étang et son œil cessera d’emprunter la vue

(2006)