BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

26.11.11

La race tranquille


ce crescendo du métro
arrivant à la station
n’est-ce pas – en
tout classicisme –
une ouverture?



exemplifiez ce sort des damiers
de se définir par alternance
profitez là où il est encore possible
de simplifier l’enjeu : au jeu

l’ossement salue les âges
et se goinfre du calcium des étoiles
il ne vaut rien sans farce
ce crâne zieuté par des crânes

si j’étais fait de roues
greffé du cercle et en équilibre
par le mouvement
je tenterais de m’arrêter

il en est de ces inutiles
qui meurent



il faut préférer
les textes ouverts
aux carcasses éditées



par un faste grec
je me remplis d’adieux aux panneaux
conçois les arcs comme une préhistoire
un style en croix
blanchâtre et féroce

les os sans renfort
flâneurs de pluie nous espionnent
d’avoir su piller l’ombre à parfaire
j’aurais été en mesure de dire
combien

être la race tranquille
demande quand-même un courage discret
la pratique et la jouissance
le front tenace de Frontenac
qui crie contre-courant à décibel perdu



l’arbre impossible
se défeuille aussi
par gêne et par froid
par souci de réalité