BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

30.3.13

Fétichisme Papal



On ne sait pas si le pape est pédophile, mais on commence à croire qu’il pourrait être podophile, c’est-à-dire fétichiste des pieds. Des pieds de jeunes prisonniers gitans…  

Le pape qui lave les pieds de ces prisonniers, il est donc fashion – clairement, ça redevient in, les jésuites. On dirait qu’on a élu pape un Père Videla de Calcutta, un David Copperfield de la religion. Le vendredi saint, il s’étend au sol de la basilique de St Pierre pour prier, ayant sans doute choisi cette position succube pour mieux recevoir le Saint Esprit.

C’est l’heure de la pub et le Vatican ne peut pas omettre de se vendre : d’ailleurs, c’est le Vatican qui a dicté la corruption historique du commerce. Dans un temps où rien ne va pour l’Église, où les adeptes fuissent ayant senti l’haleine du loup, il devient strictement nécessaire de survivre. Passée la tentative de séduction par Twitter, complètement incompatible avec le pape précédent, il a fallu élire un bon pantin, prêt à devenir la Lady Gaga des soutanes.

On a donc voulu nous faire croire à une révolution : nouveau nom, nouvelle secte, nouvelles origines, nouvelles tactiques…mais il ne fait pas être dupe – ce sont les mêmes vampires d’auparavant. Ça équivaut à troquer Béla Lugosi par une saga Crépuscule,  surtout que Ratzinger avait un air de Béla Lugosi assez convaincant, même un air de Nosferatu.

Et tout comme Murnau et Ed Wood n’avaient pas eu de grands moyens à leur disposition pour filmer leurs chefs d’œuvre, il a fallu s’adapter aux temps afin de capter un peu l’attention des distraits, des désoccupés et des indifférenciés de ce monde.

The Great Bergoglio (I need TP for my bung-hole), c’est une version filmée en 3-D, avec les pectoraux photoshoppés de l’homme-loup qui reluisent d’huile à frotter comme un appât à adolescentes bieberisées. Bien sûr, il a des façons beaucoup plus chrétiennes d’obtempérer aux intérêts des banquiers vainqueurs.

Jean-Paul II, lui, avait un fétiche des asphaltes aéroportuaires – dès qu’il en avait l’occasion, il frenchait le sol jonché d’huiles A-1.

Ratzinger aimait Prada® et Louis Vutton, c’est bien connu – c’était une drama queen frustrée à tendance orgiaco-méditative refoulée.

Maintenant celui-là, qu’est-ce qu’il fout? Il cherche son originalité, fait célébrer son dépouillement et son humilité prétendue. Partout les médias veulent nous montrer un autre sage de fiction, un nouvel héros de la téléréalité, un personnage qu’aurait pu être incarné par Sacha Baron Cohen avec un franc succès aux guichets.

Ça me rappelle qu’il faut absolument voir et/ou revoir l’excellent film Fratello Sole, Sorella Luna (1972) de Franco Zeffirelli et spécialement la scène où il contredit le pape Innocent III et proteste calmement contre l’Église pour ensuite se faire expulser de celle-ci. C’est le temps d’Obama, une copie pâle de Martin Luther King…

Le nouveau pape il prenait le métro à Buenos Aires pour aller au bureau (parce qu’il a un bureau). Le nouveau pape il est donc cool, il est écologique, il aime laver les pieds des pauvres, il l’a donc dit qu’il n’aime pas ça que les gais adoptent (ça fait bobo au Saint Esprit qui est, lui, trisexuel), il veut être chum avec les musulmans, il est jésuite – donc il est architecte souffrant, celui qui conçoit des colonnes courbes pour défier l’inébranlable, principalement pour voir tomber les structures.

Or ce n’est aucunement crédible, ce spectacle de pseudo-révolution ou de renouveau papal. On va juste s’attarder aux fétichismes du bonhomme tout vêtu de signes de mort, à son geste grave et disgracieux quand il lève l’hostie vers la coupole, à ses bris de protocole publicitaires. Il y aura beaucoup de zoom mais très peu sera vu à l’œil nu.

Et pour les millions de latino-américains qui voient un nouvel extrémisme coloniser aisément leur continent qui bat déjà de l’aile, la vérité sur le passé criminel de Bergoglio comme de l’Église au grand complet, ne peut plus être passée sous silence.

Frankie boy – t’es out!  À quand ton Harlem shake?