BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

22.12.13

Yin-yang janséniste



je ne t’embrasse pas
tu me fais peur
depuis la véranda
sur La Vérendrye
il se peut que toi
tu ne le sentes pas
ce froid d’accoutumance
et de chiromancie
mais il provoque en moi
des frissons élongés
je sais que je suis tombé
avant la main devant
que je gouté renchéri
aux rhizomes amoureux
le mouvement absent
de ton fessier de savon
l’étroitesse pataugeant
dans ta ceinture de jean
j’ignore tout de ton mystère
mais je connais désormais
ses conséquences
je ne peux pas
car je pense à la contenance
presque monothéiste
de Platon et ses enseignements
donc je substitue des mots glandulaires
des mots cochons et orgiaques
des mots de sève qui coulent
par des niaiseries transsubstantiées
et je répète pour l’oreille vulgaire
oriflamme de la présence profonde
essaim goûtant les astres
la souffrance des soldats-étoiles
et leurs atmosphères de sels faites
orchidées et frottis
fluide du scandale en nous
du potentiel scandaleux
de ses membranes
o fortuite chanson d’or et fruits
fuites-tu ou foutaise?