BLOG PERPETRADO POR

FRANCISCO LEQUERICA

18.6.14

Pygmalion des temps modernes
(2005)



le troc, et avec son spectacle philosophique
ventouse sélecte de mon uréus factum est – gueule à réplique
j’ai l’aspect du suède usé et je ne trouve de répit
que dans l’alignement des espèces, dont on a gardé les chevilles
et les tendons liés et soudés, on découle d’eux

je ne veux pas d’hommage ni de sandale ailée
ce crissement qui me triche ici, je veux le garder pour sa biologie
bouton de la manie d’un jour je ne dormirai plus seul
appui sans cesse sur la manie du bouton d’un jour, pour le mieux
un grain méconnaissable, trochet

pourfendre mystères, dans le ridicule amiante
sage décor du tyran inversé, du rite triangulaire, du mouchoir
le signe-couleur, le singe-couloir, l’accoudoir et l’anti-tabac
la traîtrise du geste car je ne vaux rien pour toi t’équivaut
pleutre, veule – je veux juste sucer ta queue de pierre

m’en aller, tardant, hésitant sur le lacet
le moindre appétit je le tais à compter d’hier, de là, d’hier
Travailler dans un hot-dog avec la certitude
clefs en main
un sarcasme chaud dans une verrière inconnue

je regardais derrière le troène, l’autre sur le trône
et dans un rien je me vis implorer comme un fou à Aphrodite
« cueille-moi ce bout d’homme bien taillé et je tuerai une vache
donnes-y vie pour que je puisse l’épouser
et ne jamais pouvoir lui engendrer des cellules exponentielles »

Aphrodite alors, d’une furie sans parallèle, frappa les cumulus
« tu es fol, tu n’es pas assez volasse,
et je ne veux pas que tu tues de vache car l’Ennéade
est une entité végétarienne et que vous détruisez assez la faune; 
va te chercher une pipe à vingt derrière la rue Sainte-Rose »